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Wall Street vue en hausse avec les puces, l'Europe marque une pause
information fournie par Reuters 16/01/2026 à 13:39

Une femme marche sur Wall Street à New York

Une femme marche sur Wall Street à New York

par Claude Chendjou

Wall Street est attendue en légère hausse vendredi à l'ouverture sur fond d'optimisme dans l'intelligence artificielle (IA), tandis que les Bourses européennes marquent une pause à mi-séance au lendemain du record du Stoxx 600 paneuropéen.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,09% pour le Dow Jones, de 0,21% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,52% pour le Nasdaq.

À Paris, le ‍CAC 40 perd 0,72% à 8.252,97 points vers 12h00 GMT, affecté par le luxe. À Francfort, le Dax recule de 0,20% et à Londres, le FTSE est pratiquement stable.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 régresse de 0,07% et l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,38%. Le Stoxx 600, qui a inscrit jeudi un sommet historique à 615,07 points, reflue de 0,15%, pénalisé en premier par les ressources de base (-1,31%) et la consommation cyclique (-1,29%).

Les actions européennes reculent légèrement vendredi avec le repli des cours de l'or sur fond de détente dans les tensions géopolitiques. La ‌dépréciation de l'or pèse sur les valeurs minières en Europe qui s'apprêtent à mettre fin à une série de cinq séances de hausse. A l'inverse, les titres liés à la défense sur le Stoxx 600 (+1,07%) rebondissent après deux séances consécutives de baisse.

Malgré le repli à ce stade du Stoxx 600, l'indice est en passe d'enregistrer sa cinquième semaine d'affilée dans le vert (+0,65%), sa plus longue série de gains depuis mai. Le CAC 40, pour sa part, devrait sur l'ensemble de la semaine perdre environ ​1,3%.

"Les actions européennes ne sont plus bon marché, mais elles ne sont pas chères non plus. Cela dit, la marge de sécurité dont bénéficiaient auparavant les investisseurs a disparu", note Michael Field, chef stratège actions européennes chez Morningstar.

Aux Etats-Unis, au lendemain ⁠de l'annonce d'un bénéfice record dégagé par le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC, la thématique de l'IA reste porteuse. Le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a annoncé que Washington et Taïwan avaient conclu un accord commercial qui réduit les droits de douane sur de nombreuses exportations de TSMC et oriente de nouveaux investissements vers le secteur technologique américain.

La hausse des valeurs technologiques a tiré jeudi en clôture Wall Street vers le haut ⁠et les contrats à terme sur le Nasdaq restent sur cette tendance, ce qui s'est reflété également vendredi ‍sur les places asiatiques.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Le rallye sur les fabricants de semi-conducteurs se poursuit vendredi avec en avant-Bourse une hausse de 6,4% pour Micron, de 4,9% ⁠pour Western Digital et de 4,1% pour Seagate Technology.

L'ETF iShares Semiconductor gagne 2% vendredi, portant sa progression à près de 12% depuis le début de l'année, contre seulement 1,2% pour l'indice Nasdaq 100.

VALEURS EN EUROPE

A Paris, le secteur du luxe continue d'être malmené au lendemain des résultats de Richemont avec notamment Kering qui perd 3,88%, plus forte baisse de l'indice CAC 40, tandis que le compartiment sectoriel sur le Stoxx 600 abandonne 2,39%, à un creux d'environ trois mois.

Monte dei Paschi (MPS) cède 2,62% après que Delfin, principal actionnaire de MPS, a dit ne pas ​discuter d'une cession de sa participation à Unicredit (+0,03%).

ASML, le premier fabricant mondial d'équipements pour les puces, prend 0,97% au lendemain du franchissement du seuil des 500 milliards de dollars de capitalisation boursière, Morgan Stanley ayant relevé son objectif de cours sur la valeur.

Porsche cède 1,5% après avoir fait état d'une baisse de 10% de ses livraisons de véhicules dans le monde en 2025, dans le sillage de ses concurrents Mercedes (-1,79%) et BMW (-1,75%) qui ont également publié des chiffres en baisse.

Klöckner & Co grimpe de 27,76%, Worthington Steel ayant annoncé son intention de racheter ⁠l'aciériste allemand pour un montant de 2,4 milliards de dollars.

TAUX Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans monte de 1,4 point de base, à 4,1735%, en attendant les interventions des gouverneurs de la Fed, Michelle Bowman et Philip Jefferson, ​dans le courant de la séance. Ce seront les derniers commentaires des membres de la Fed avant la période de silence précédant la réunion de politique monétaire des 27 et ​28 janvier de la banque centrale.

Les rendements obligataires souverains en zone euro ​sont également stables vendredi et devraient terminer la semaine quasiment inchangés, après avoir suivi les mouvements mitigés des bons des Treasuries tout au long de la semaine, en raison de signaux contradictoires concernant l'économie américaine.

Le rendement du Bund allemand à dix ans grappille un point ​de base, à 2,8274%.

L'écart de rendement entre le Bund et l'OAT française à dix ans se réduit légèrement, à environ 68 points de base, alors qu'une ⁠nouvelle "copie du budget" 2026 de la France est attendue en fin de journée, avant un possible recours à l'article 49.3 de la Constitution ou une ordonnance budgétaire via l'article 47.

CHANGES

Le dollar recule vendredi, de 0,10%, face à un panier de devises internationales mais devrait enregistrer un troisième gain hebdomadaire consécutif, des données économiques américaines positives ayant atténué les anticipations de baisse des taux directeurs de la Fed.

L'euro cède 0,11%, à 1,1620 dollar, s'apprêtant à enregistrer une troisième baisse hebdomadaire d'affilée face au billet vert après être tombé jeudi à un creux depuis début décembre.

Philip Lane, le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré au journal italien La Stampa, dans une interview publiée vendredi, que l'institution de Francfort ne débattrait pas d'un changement de taux à court terme si l'économie reste sur la bonne voie, mais que de nouveaux chocs, comme une possible ‌déviation du mandat de la Fed, pourraient bouleverser les perspectives.

Le yen s'apprécie vendredi, à 158,13 pour un dollar, après que la ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré que Tokyo n'excluait aucune option pour contrer la faiblesse de la monnaie nipponne, y compris une intervention coordonnée avec les Etats-Unis. Le yen a chuté à son plus bas niveau en un an et demi en début de semaine et s'apprête à enregistrer une troisième semaine consécutive de repli face au dollar.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte légèrement vendredi, les risques liés à l'approvisionnement restant au centre des préoccupations malgré la diminution de la probabilité d'une frappe militaire américaine contre l'Iran.

Le Brent prend 1,32% à 64,60 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 1,37% à 60 dollars.

Les deux indices de référence du pétrole ont atteint des sommets plurimensuels cette semaine et devraient enregistrer une quatrième semaine consécutive de hausse après la flambée des manifestations en Iran et les déclarations du président américain Donald Trump évoquant la possibilité d'une intervention contre Téhéran.

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 16 JANVIER:

PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT

USA 14h15 Production industrielle décembre +0,1% +0,2%

- sur un an n.d. +2,52%

(Rédigé par ‌Claude Chendjou, avec la contribution de Niket Nishant à Bangalore, édité par Augustin Turpin)

Valeurs associées

64,44 USD Ice Europ +0,89%
59,73 USD Ice Europ +0,50%

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